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Le refus du G20 d’imposer une taxe au secteur financier se traduira par des mesures d’austérité pour le reste du monde alors que les banques s’en tirent une fois de plus.

L’accent mis par le G20 sur la réduction des déficits à travers des mesures d’austérité plutôt que sur l’adoption d’une taxe sur les transactions financières implique que le secteur financier mondial n’aura pas à contribuer à l’effort global de relance de l’économie. 

En faisant pression en faveur d’un recul des services publics, les actions du G20 pourraient causer des maux encore plus grands aux personnes pauvres dans leur propre pays et aux personnes les plus vulnérables du monde en développement, c’est à dire ceux qui ont déjà le plus souffert d’une crise économique et financière qu’ils n’ont pas créée.

Les dirigeants du G8 offrent peu et manquent de nouveau à leurs engagements

Le Sommet du G8 a pris fin avec un bilan qui justifie difficilement son existence ou la facture qui l’accompagne.

Selon Abolissons la pauvreté Canada, le plus grande coalition d’ONG, de groupes confessionnels, de syndicats et d’associations étudiantes au Canada, les dirigeants du G8 ne réservent aux personnes pauvres du monde qu’une maigre pitance à l’heure où les crises économique et climatique s’intensifient.

Bien que le premier ministre Harper ait déclaré que le sommet serait celui de la « responsabilité », on a peine à savoir ce qu’il advient des promesses antérieures que les dirigeants n’avaient pas encore honorées.

Selon un nouveau sondage, les canadiens veulent que le gouvernement augmente l’aide internationale et soit reconnu comme chef de file en matière de santé maternelle et infantile.

À la veille des sommets du G8 et du G20, 61 % des Canadiens estiment que leur pays devrait augmenter le montant qu’il consacre à l’aide internationale.

Quand on leur demande si le Canada devrait fournir sa part équitable de l’aide au développement international, qui est établie à 0,7 % du revenu national brut (RNB), la moitié (47 %) des répondants indiquent que le Canada devrait augmenter le montant qu’il consacre et fournir sa part équitable. De plus, 14 % des répondants estiment que le gouvernement devrait augmenter le montant qu’il consacre à l’aide internationale, mais fournir moins que sa part équitable.